Chroniques du confinement – J11 – Don’t starve together

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Et ça continue, encore et encore… oui, je sais seconde fois que j’utilise cette chanson de Cabrel. Mais c’est pourtant vrai que c’est que le début, d’accord ? D’accord.

Mardi 24 mars et le conseil dont j’ai oublié le nom (bonjour la rigueur dans la consigne des événements), le conseil scientifique présidentiel, donc, a préconisé une prolongation du confinement jusque fin avril au mieux. Avis qui n’est que consultatif mais je vois mal comment l’exécutif pourrait faire autrement que de s’aligner, vu que cinq médecins sont déjà morts et que le nombre de décès augmente (avec une grosse crainte sur l’hécatombe dans les maisons de retraite).

J’ai bien avancé sur un projet pro-pas-d’écriture lié à la décroissance numérique. Oh, pas grand chose, rien en comparaison d’un trajet en avion, mais tout de même. J’aurai sans doute l’occasion de vous en reparler, c’est pour le moment un peu prématuré.

Ce travail-qui-me-fait-manger en plus de l’écriture est une chance, quand je vois les difficultés que rencontrent mes collègues auto-entrepreneurs. Check tes privilèges, une fois de plus. Comme ce moment où je me sers une poignée de fruits secs et que je me dis, mhm, je devrais faire durer, ça m’éviterait d’aller faire les courses – autant parce que j’ai la flemme que parce que, ben, sortir provoque une occasion de contamination, forcément (j’ai bien dit “une occasion”).

Ils le vivent comment, le confinement, ceux qui n’ont ni souci financier, ni crainte de manquer à manger, ni peur de sortir – parce qu’ils payent des gens pour prendre ces risques et subvenir à leurs besoins immédiats ? Bien, à n’en pas douter. Chaque jour qui passe avec un brin de conscience met un peu plus en évidence les différences de privilèges qui existent dans ce pays. Je le répète : sixième puissance mondiale, et des pays dits “émergents”, comme la Corée du Sud, gère le bouzin mieux que nous. A leur propre désarroi, soit dit en passant. Autant se le dire, la gestion de la crise et ses conséquences n’ont pas fini de rebattre les cartes. Là où l’Europe aurait dû contenir la vague bien plus tôt et bien plus vite, informée qu’elle était de l’expérience chinoise, elle se la mange de plein fouet, et cumule plus de morts que le pays de départ… Ajoutez les conséquences économiques qu’on n’a pas fini de voir arriver, avec notamment une bourse qui fait bien trop le yoyo pour être rassurante… Nous allons vivre des moments intéressants. Brace for the impact.

Cratère dans le désert

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2 Commentaires

  1. Janine MEURIN

    Maison de retraite = hécatombe, c’est vrai ; mais chaque épidémie touche les maisons de retraite ; canicule, grippe. La directrice d’EHPAD qui déplorait des décès, précisait qu’il s’agissait de personnes âgées de plus de 90, voire 95 ans et souffrant de maladies lourdes par ailleurs. Donc -hélas- décès annoncés ; précipités et groupés à cause du Covid. Circonstances douloureuses, pas d’obsèques, …
    Chine et Corée = il semblerait que la dictature rende les gens plus disciplinés.
    Mais je doute des chiffres réels chinois. Les décès dans les provinces reculées ne sont probablement pas comptabilisés.
    On reste à la maison et on imagine -mal- ce que sera le retour à la vie normale.
    À demain.

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    1. Frédéric MeurinFrédéric Meurin (Auteur de l'article)

      La Corée du Sud n’est pas une dictature, juste un pays à la culture très différente, bien plus respectueuse des consignes et habituée à la distanciation sociale. Par ailleurs c’est un pays à la fois en veille permanente du fait de sa proximité avec un état belliqueux, la soeur du Nord, et qui sortait d’une précédente épidémie, de MERS. Donc, préparé.

      Je pense qu’on peut douter des chiffres partout, en fait, hélas…

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