Passion, feu sacré et cuisson des pâtes

5 min read

Et là vous vous dites : “ok, il a craqué, il se disperse encore, à nous parler de fruits de la passion de cuisson des pâtes et à faire un blog de cuisine.” Rassurez-vous, il n’en est rien. Enfin, j’ai peut-être craqué, mais hey, rien de vraiment nouveau, si ?

Vous aurez peut-être noté ces derniers temps qu’un compte-à-rebours défilait sur mon site.

Mais si, là, le truc un peu moche parce que les couleurs n’étaient personnalisables que dans une version payante et que donc elles sont restées bleu et jaune laids parce que ça va bien, à un moment.

Compte à rebours

Inception de site.

Vous vous êtes peut-être demandé…

C’était quoi, ce décompte ?

Et bien au temps qu’il restait avant le démarrage de ma nouvelle vie professionnelle. Les apparences sont parfois trompeuses (ça s’appelle du marketing), et contrairement à ce que certains auraient pu croire, l’écriture n’était jusque là pas mon activité principale. Désormais, ça l’est depuis ce matin 9:00. Mon contrat avec Grosse entreprise s’est terminée hier soir. À partir d’aujourd’hui mes revenus me viendront de l’écriture et de ses activités connexes. Comprendre par là : relecture et corrections, coordination éditoriale (j’en entends qui se moquent en disant “oui bon tu continues à faire le chef de projet, quoi”), communication pour une maison d’édition (le Studio Agate pour ne pas le nommer).

Voila donc le grand saut évoqué entre les lignes dans les précédents bilans hebdomadaires, et dans lequel vos retours et encouragements par mail ou commentaires m’accompagnent. Merci à tous de votre soutien, quelle que soit sa forme.

Du coup je vous sens dubitatif.

Quel rapport avec la cuisson des pâtes ?

La passion, je pense que vous l’avez bien retrouvé : ce projet qui démarre est lié à ma passion de l’écriture, de raconter des histoires, et de travailler dans le monde du jeu.

Il y a dans tout ça un retour aux sources. Gamin, mon souhait le plus cher était de devenir veto. Hélas, les mauvais élèves en maths n’ont pas le droit de soigner des animaux. Du coup, réorientation. La brochure du lycée suivant ma promo du bac figure de collector aujourd’hui avec au milieu des classes préparatoires, médecines et autres hypokhâgnes, un improbable “Arts du spectacle”. Avec pour tout bagage une participation au club théâtre du lycée et un stage lors d’un festival un été, s’en suivirent quand même une décennie partagée entre la fac de Nanterre, le Conservatoire de Versailles et beaucoup, beaucoup de représentations. Malgré des résultats encourageants, ça payait pas des masses. Ouais, bon, ça payait pas : cela reste un métier où il y a beaucoup d’appelés et très peu d’élus, et sans doute un milieu pas tout à fait pour moi. De nouveau un virage à 180° vers l’informatique. La logique ? C’était l’explosion du web en ce temps-là et toutes les places étaient à prendre. J’avais construit mon propre bagage en créant le site de notre troupe de théâtre, et encore dans l’âge d’une formation en alternance.

En entretien je disais : “j’arrête le théâtre parce que le feu sacré c’est bien, mais ça n’aide pas à la cuisson des pâtes”. Croyez-le ou non, la première personne qui a entendu ça m’a embauché – et à la fin de mon alternance, je la remplaçais le temps de son congé maternité.

Voyez-vous pourquoi je vous raconte ces souvenirs de vieux combattants au terme d’une page de vingt ans d’informatique ? Parce que pour la première fois, je peux concilier un métier de passion avec un paquet de pâtes cuites à la fin du mois. Le feu sacré va faire chauffer la marmite. Alors oui, ce n’est pas un feu qui s’alimente tout seul, il va falloir brasser pour charger la chaudière et en suer. Pourtant la seule perspective de me lever pour quelque chose qui me motive pleinement va fournir à elle seule la moitié de l’effort.

L'écriture n'est pas une aventure solitaire : c'est une histoire de passion, de feu sacré et de cuisson des pâtes, pour concocter un grand plat qu'on déguste ensemble. Comme ces gens attablés et qui trinquent. Si si. Faites-moi confiance.

Photo by fauxels on Pexels.com

Merci

Ce mot semble tellement faible, c’est pourtant le seul valable. Alors oui, j’ai peur hein, mais quelqu’un que j’aime m’a dit : “tu n’attends pas que tous les feux soient au vert pour démarrer ta voiture et aller à destination.” Vous avez tellement passé de feux au vert, vous m’avez évité tellement d’impasses… Maintenant j’ose y croire et me lancer. (oui je sais, ça démarrait autour de la cuisson des pâtes. Là on file la route autour d’une métaphore automobile. C’est l’émotion.)

Je vous le dois : à vous, qui me soutenez et me faites confiance depuis tout ce temps – que ce soit par vos critiques constructives, vos commentaires, vos soutiens Tipeee, vos (propositions de) contrats, vos retours d’expérience sur ce métier, vos mises en relation. Tout ça compte et a permis d’arriver à cette nouvelle étape.

Peut-être enfin découvrez-vous ce site parce que vous avez figuré dans l’étape d’avant. Vingt ans, ça représente une trotte, et être est accompagné par des gens comme vous, ça n’a pas de prix. Car, oui, si vous êtes venus ici à l’heure dite, répondant à un teasing et une mise en scène digne de mes premières années, votre curiosité et votre enthousiasme m’ont sans aucun doute fait apprécier un métier où je regretterai des personnes précieuses comme vous.

Donc encore un grand merci pour la cuisson des pâtes.

À très vite pour la suite.

Recevez l'actualité du site, toutes les Histoires minute de la semaine, et la Nouvelle en ligne mensuelle.
Vous pouvez aussi me soutenir sur Tipeee !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.